Josée Dubeau - Pavillon

Dans l’atelier du 3e impérial, Josée Dubeau dessine les plans du «Pavillon» (cliquez sur la photo pour démarrer le diaporama).

résidence/prospection
21 > 25 janvier 2008

résidence/production
21 avril > 17 mai 2008

installation in situ
18 mai > 14 septembre 2008
164, rue Cowie, Granby [façade du bâtiment du 3e impérial]

RENCONTRE FESTIVE
Samedi 31 mai à 14 h
Dans l’atelier de la résidence d’artiste du 3e impérial
164, rue Cowie, suite 327, Granby

Inspirée par certains aspects de l’architecture vernaculaire et par la figure de la véranda, Josée Dubeau a conçu une intervention sculpturale sur la façade du bâtiment principal de l’ancien ilôt industriel de l’Imperial Tobacco. Faite essentiellement de baguettes de bois, l’œuvre représente une structure qui s’apparente à la forme d’une galerie légère. Opérant une hybridation de la domesticité dans une ancienne zone industrielle, l’introduction de cette architecture en porte-à-faux, et en surplomb de la rue Cowie, infiltre la topographie des lieux et transforme l’homogénéité apparente de cet espace urbain.

Dans une perspective utopique, la création de cette construction alternative se superpose à la fonction usuelle d’un bâtiment à l’origine industriel, amenant la pratique de l’art dans une sphère marginale de l’architecture et du territoire. Pour un temps éphémère, cet objet en suspension entre ciel et terre, empreint d’un certain exotisme, devient le lieu d’une expression constructive portée par un désir de rompre avec l’uniformité ambiante, un site universel et symbolique d’appréciation et de rêverie du monde.

D’inspiration minimaliste, les récentes installations de Josée Dubeau s’inscrivent dans une réflexion sur l’architecture et plus particulièrement sur la typologie des espaces génériques et anonymes du contexte continental nord-américain. Cette réflexion aborde les zones sensibles de la condition humaine dans ses rapports à l’espace habité. Évoquant des modèles d’organisation d’aménagement intérieur, les sculptures qui composent ces installations proposent des formes autonomes qui épousent la régularité géométrique du dessin-contour du volume de mobiliers modulaires. Cet aspect schématisé est soutenu par les qualités du matériau : de minces baguettes de bois. Ce qui contribue à insuffler à l’œuvre un effet de dématérialisation, permettant l’exploration d’une architecture absente de masse et de gravité, ouverte à l’amplitude de l’espace. Ainsi, l’opacité et la transparence sont inversées, la légèreté est substituée au poids et, par la virtualité du dessin en trois dimensions, la réalité est réduite à son espace négatif : le vide.

Josée Dubeau vit à Gatineau. Sa pratique artistique est orientée autour de l’installation, de la sculpture, du dessin et de la vidéo. Son travail a été présenté dans le contexte de résidences d’artiste et d’expositions, au Canada et dans le réseau international. Citons les résidences de la Fondation Christoph Merian à Bâle, en 1998, de la Internationales Künstlerhaus Villa Concordia en Allemagne en 2002 et du Studio du Québec à la Künstlerhaus Bethanien, à Berlin en 2004-2005. Ses plus récentes expositions ont eu lieu à la Galerie d’art d’Ottawa en 2006 et à la Galerie SAW en 2007. Josée Dubeau a réalisé plusieurs œuvres d’art public, dans le cadre du programme Intégration des arts à l’architecture du Québec. Ses œuvres font partie de collections publiques et privées en Ontario, au Québec, en Suisse et en Allemagne. Elle enseigne le dessin et la sculpture à l’Université du Québec en Outaouais ainsi qu’à l’Université d’Ottawa. Elle participera à l’édition 2008 de la Biennale nationale de sculpture contemporaine (Trois-Rivières, Québec) et présentera une exposition individuelle chez Axenéo7 (Gatineau, Québec), en septembre prochain.

Remerciements : CHASCO.
L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec.

CYBER-REPORTAGE :
Photos : Nina Dubois et Josée Dubeau.
Réalisation : Martin Dufrasne et Danyèle Alain, Stéphanie Lagueux.

Photo dépliant : David Barbour
© Josée Dubeau, “Bachelor”, Galerie d’art d’Ottawa, 2006