Eric Cardinal - Éclosions
Résidence/Prospection :
du 26 au 29 juin 2007
Résidence/Intervention :
du 1er au 27 octobre 2007
Zone d'intervention :
dans la zone du centre-ville située entre Saint-Charles et Principale, et Mountain et Principale, ainsi que Place de la gare (coin Denison est et De la Gare) et le parc Pelletier (coin Principale et Robinson sud).
Rencontre festive
Le samedi 27 octobre à 14h sur le terrain voisin du 152 rue Principale, Granby.
Misant sur la cueillette et l’accumulation d’objets et de rebuts qu’il glane au quotidien dans la rue, les parcs et les terrains vagues, Éric Cardinal propose, avec le projet Éclosions, de redonner un sens esthétique et poétique à ces indésirables déchets urbains, par d’habiles transformations qui donnent lieu à une série d’interventions éphémères dans la ville, au hasard de ses déambulations. Il réinvestit ces détritus d’un pouvoir évocateur en les refaçonnant, soit en atelier, ou sur le lieu même de ses cueillettes, par des techniques de pliage, de découpage et d’assemblage. Puis, il les abandonne, au gré des badauds et aux aléas du temps, dans les lieux où ils les avait trouvés. Arpentant la ville, il en débusque l’ordinaire en y injectant, avec fugacité, un soupçon d’inattendu. De cette manière, aussi, il adresse quelques clins d’oeil aux habitudes de vie des citadins.
Éric Cardinal détient un Baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses oeuvres s’élaborent à partir de l’accumulation, de la transformationet de l’assemblage d’objets manufacturés et bon marché qu’il choisit avant tout pour leurs qualités matérielles. Travaillant toujours avec un outillage rudimentaire, sa démarche est fondée sur la spontanéité du geste. Il mise sur un rapport immédiat avec la matérialité des œuvres qu’il présente, plutôt que sur l’expectative d’un message livré par celles-ci. Dans cette optique, il fait en sorte que les transformations formelles, par lesquelles des objets anodins deviennent oeuvres d’art, créent suffisamment de distance entre ce que ces objets représentaient à l’origine et ce qu’ils sont devenus. Il en résulte une espèce de mouvance qui permet — dans l’intervalle entre leur signification et l’expérience que l’on en fait — l’instauration d’un rapport plus immédiat avec ceux-ci.
Depuis 1998, le travail d’Éric Cardinal a été présenté lors d’expositions individuelles, dont les plus récentes dans les centres d’artistes Horace, à Sherbrooke, en 2007 et L’oeil de Poisson, à Québec, en 2006. Il compte à son parcours quelques expositions collectives et a participé en 2005 à l’événement Espace blanc du centre Caravansérail, à Rimouski, dans le contexte d’une résidence d’artiste. Il est récipiendaire de bourses du Conseil des Arts du Canada (2006) et du Conseil des arts et lettres du Québec (2007).
Remerciements : Ville de Granby.
Hors pistes et à contre-courant des usages, énoncer les virtuosités potentielles d'un art de proximité sans domicile fixe, se disperser tout terrain pour élargir le diamètre de sa cible. Habiter dans et avec, et surtout, hors des lieux communs. Voici le territoire devenu champ d'intérêt spéculatif.
Champs d'intérêt > infiltrer habiter spéculer est un programme triennal de résidences d'artistes et d'art public [2005-2008]

