Ani Deschênes - Girafe de Troie
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avec la collaboration de
Francis Turgeon - Studio Capricorne
SCULPTURE INFILTRANTE
présentée au Zoo de Granby
525 rue St-Hubert
localisation : le «lodge», près des girafes
19 juin > 31 octobre 2010
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LANCEMENT
sous la présidence d’honneur de Monsieur Richard Goulet, maire de Granby
samedi 19 juin à 13 h 30
tarifs d’admission et heures d’ouverture:
www.zoodegranby.com
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Résidence/prospection
2 > 6 février 2009
Résidence/production
17 mai > 14 juin 2010
En se documentant sur l’histoire du Zoo de Granby, lors d’un séjour de prospection au 3e impérial, l’attention d’Ani Deschênes s’attarde sur une photographie d’archive illustrant l’arrivée d’une girafe au zoo en 1964. Cette image, conjuguée à l’intérêt de l’artiste pour les liens entre les humains et les animaux, et plus particulièrement pour les notions d’apprivoisement et de ruse, déclenche un processus de création. Déterminée à infiltrer l’univers particulier du zoo, elle propose au 3e impérial un plan dont l’essentiel consiste à convaincre le zoo d’adopter sa «girafe de Troie». Réciproquement, l’artiste projette d’adopter une girafe du zoo, un geste à la fois symbolique et réel. Le plan est futé. L’œuvre se déploie par d’habiles détours. Le savoir-faire de l’équipe du 3e impérial est mis à profit. Des rencontres s’organisent avec les gens du zoo, dont un entretien avec le gardien des girafes. Misant aussi sur les stratégies conceptuelles propres au design d’objets, l’artiste s’adjoint l’expertise du designer Francis Turgeon, pour la conception des esquisses et maquettes préparatoires ainsi que pour la fabrication de la girafe de Troie.
Parodiant le mythe d’Ulysse, dans l’Odyssée d’Homère, l’œuvre girafe de Troie est à la fois une entreprise astucieuse et une monumentale sculpture de bois dont la forme, élancée et séduisante, est construite de petites ruses esthétiques. Cet objet sculptural, installé au zoo, sur le site des girafes, telle une sentinelle énigmatique qui impose sa présence et pique la curiosité des visiteurs, propose une expérience sensorielle et ludique inattendue, par ses diverses composantes et textures. Le visiteur pourra la toucher, l’explorer, à l’extérieur comme à l’intérieur…
Mais la girafe de Troie nous interpelle aussi autrement. La dualité entre l’intelligence rusée et l’intelligence raisonnée a été l’objet de réflexions philosophiques et scientifiques depuis Aristote, ainsi que de nombreux contes, mythes et légendes. L’archétype de la ruse n’élève-t-il pas l’imagination, la mémoire, la capacité de prévoyance, l’inventivité et l’intelligence des situations au rang de qualités qui, tout comme l’intelligence raisonnée, participent de l’évolution de l’humanité ? Détourner le sens d’un objet, se jouer de la vigilance par l’inattendu, déjouer les routines intellectuelles et les procédures de pensée habituelles ne sont-elles pas autant d’habiletés qui permettent, en quelque sorte, de préserver ou de créer des espaces de liberté ?
Ani Deschênes crée des œuvres alliant diverses approches, sculpturale, installative et relationnelle. Avec humour et ludisme, elle s’inspire des liens que tissent les êtres entre eux et privilégie, depuis quelques années, une exploration basée sur l’observation des rapports entre les humains et les animaux. Titulaire d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal, elle est engagée dans sa pratique artistique depuis 1996 et poursuit une carrière en enseignement. Son travail a été présenté dans le contexte de divers événements et expositions individuelles et collectives. Parmi les plus récents, citons sa participation aux événements Espace blanc 3: les polarités, (Caravansérail, Rimouski, 2008), Biennale nationale de sculpture contemporaine (Galerie d’art du Parc, Trois-Rivières, 2006), Artefact 2004, triennale de sculptures urbaines (Montréal, Centre de diffusion 3D, 2004) et l’exposition solo Animal de jardin au Centre d’exposition en art actuel Plein sud (Longueuil, 2004). Ani Deschênes vit et travaille à Boucherville.
Ce projet est une coproduction de l’artiste Ani Deschênes et du 3e impérial.
Il a été réalisé dans le cadre du programme de résidence et d’art infiltrant L’envers de l’endroit et est présenté avec l’aimable participation du Zoo de Granby.
Équipe : Danyèle Alain, direction générale et artistique; Yves Gendreau, direction technique et administrative ; Patrick Beaulieu, soutien technique et communication; Stéphanie Lagueux, infographie et site web. Membres du conseil d’administration : Caroline Boileau, Murielle Dupuis-Larole, Julie Bélisle, Gilles Prince, Aline Poulin.
Nous remercions le Zoo de Granby d’accueillir ce projet d’art actuel dans le cadre de « 2010 : Année internationale de la biodiversité ». Un merci particulier à Patrick Paré, Catherine Page et Michel Jutras (Zoo de Granby). Merci aussi à Jean Thériault, Dominique Lafrance ansi qu’à Richard Racine (Société d’histoire de la Haute-Yamaska). L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec.
Photos bannière : © Société d’histoire de la Haute-Yamaska, Fond du journal «La Voix de L’Est», modifiée par Francis Turgeon. Autre photo: © Francis Turgeon, 2010.
Cyber reportage : Danyèle Alain, Chloé Alain-Gendreau, Patrick Beaulieu
Crédits photos : Chloé Alain-Gendreau, Patrick Beaulieu, Francis Turgeon, Yves Gendreau
Assistance technique : Patrick Beaulieu, Yves Gendreau

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Comment penser, percevoir, sentir et amuser le réel de façon dynamique ? Comment échapper à la stabilité apparente du monde et du présent avec l'objectif de les transformer ? Comment révéler l'invisible ? Par d'habiles détours, par des renversements de perspective, des manoeuvres épiques, la construction d'utopies, ou en dévoilant un entre-lieu ? À vous maintenant de réinventer le miroir d'Alice... L'ENVERS DE L'ENDROIT, c'est une pensée artistique perpétuellement en mouvement qui, pourtant, ne tourne pas en rond.







